Résumé

L. Passot Tables d'intérêts simples à tous les taux… (1839)

Un capital (1) argent est, aussi bien que celui d'une vigne ou d'une maison, une propriété dont le possesseur doit tirer loyer, s'il en passe la jouissance à une autre personne. On peut donc dire que l'intérêt d'une somme prêtée ou empruntée est le loyer qu'un propriétaire doit retirer de son capital.
Un gouvernement ne saurait en régler le taux par une loi (2) ; car il ne lui appartient pas d'assigner un minimum à la confiance. Aussi l'usure existera-t-elle tant que le crédit ne sera pas organisé sociétairement; car crédit, c'est la confiance plus ou moins grande qu'inspire l'emprunteur.
Source : Gallica

L. Passot Tables d'intérêts simples à tous les taux… (1839)

L'intérêt de l'argent que loue le capitaliste sera donc toujours en raison inverse du crédit de cet emprunteur.
(1) Les capitaux se composent de toutes les richesses que l'homme a créées et dont il peut faire usage pour ajouter à son bien-être.
Le travail, la capacité industrielle, les talents acquis , la clientelle d'une élude, la chalandise d'un magasin , d'un cabinet, d'un journal, sont aussi des capitaux.
(2) Voir la loi du 3 septembre 1807 sur le taux de l'intérêt de l'argent, que par des moyens indirects il sera toujours facile d'éluder.
Source : Gallica

L. Passot Tables d'intérêts simples à tous les taux… (1839)

Si le taux de l'argent baissait tout-à-coup de moitié, le prix de chaque objet baisserait aussi, de sorte que les producteurs ne se trouveraient pas dans une position meilleure (remarquez qu'ici nous ne parlons que des maîtres, les ouvriers restent en dehors de la question) ; l'avantage serait tout entier pour le consommateur. C'est donc seulement au point de vue de l'INTÉRÊT GÉNÉRAL qu'on peut désirer la diminution du loyer des capitaux, et non dans l'espoir que les petits producteurs retireraient d'une baisse générale de l'intérêt un bien quelconque
Source : Gallica

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