Lettres sur le besoin de quelques réformes en France (1815)
“ Je sais bien que ce n'est point parce qu'il n'y aura qu'un tribunal par département qu'on doit s'attendre à en voir sortir de grands orateurs ; mais il faut à l'éloquence du barreau une pépinière où doivent prendre naissance les sujets, pour aller ensuite se transplanter dans les grandes villes, dont ils doivent devenir l'admiration et l'ornement. Or, je soutiens que rien n'est plus fait pour étouffer le germe du génie, qu'un petit tribunal où un jeune homme doit chaque jour sentir se refroidir son imagination , et s'habituer à parler continuellement un langage trivial. ”
