Fustel de Coulanges,
Étude historique sur l’organisation de la justice dans l’antiquité et les temps modernes…
“ C’en était un d’abord qu’il fallût un si grand nombre de juges, et que la justice ne pût être rendue qu’à la condition que la moitié des citoyens y emploieraient toutes leurs journées d’un bout de l’année à l’autre, au grand préjudice de leurs affaires et de leurs travaux. C’en était un autre de confier la justice, cette mission si difficile et si délicate, à des hommes à qui l’on ne demandait aucune instruction préalable, aucune aptitude particulière. Il ne suffit pas d’avoir du bon sens et un cœur droit pour bien juger, encore faut-il connaître les lois. ”
