Résumé

Michel Barbot Le juge chargé de suivre la procédure… (1936)

On peut craindre que, dans la pratique, les parties puissent, en tenant compte de l'indifférence du magistrat, reprendre la plus entière direction du procès. Il ne faut pas se dissimuler que les effets du décret-loi, seront fonction de la fermeté de ceux qui seront chargé de l'appliquer. « Toutes les réformes de la procédure seront vaines », a écrit Tissier 1, « si elles ne trouvent pas les magistrats « fermement décidés à en exiger l'application et à briser « la résistance de ceux dont les intérêts sont atteints, « ou les habitudes contrariées ».
Source : Gallica

Michel Barbot Le juge chargé de suivre la procédure… (1936)

En apportant certaines retouches aux dispositions de notre Code de Procédure civile, le Gouvernement n'a entendu ni modifier le caractère général de la procédure, ni porter atteinte au rôle traditionnel des magistrats ou des collaborateurs de la justice. Notre procédure présente depuis longtemps ce double caractère d'être dirigée par les parties elles-mêmes qui représentent leurs mandataires légaux, les avoués et d'aboutir à un débat oral et contradictoire au cours duquel va se former la conviction du juge. C'est par ce débat que se dégage la physionomie réelle du procès
Source : Gallica

Michel Barbot Le juge chargé de suivre la procédure… (1936)

Créée sous la Constituante la tentative de conciliation avait pour but d'abréger les procès, de les éviter même,
en mettant les parties en face l'une de l'autre pour qu'elles puissent examiner, sous le contrôle d'un juge, la valeur de leurs prétentions respectives. Pour faciliter même cet échange de vues, la tentative de conciliation avait été confiée au juge de paix; et cependant, les statistiques et la pratique en montrent chaque jour l'inutilité. Les parties s'en désintéressent. Le juge lui-même tend à l'éviter en décidant, comme il peut le faire, que l'affaire requiert célérité.
Source : Gallica

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