Basile de Césarée,
De la lecture des auteurs profanes
“ Dans de pareils récits, disait l’interprète de la pensée du poëte, Homère semble nous crier : Mortels, cultivez cette vertu qui accompagne le naufragé se sauvant à la nage, et qui, lorsqu’il est nu sur la plage, le fait paraître plus digne d’envie que les opulents Phéaciens. Et c’est bien là la vérité. Tous les autres biens n’appartiennent pas plus à ceux qui les possèdent qu’au premier venu ; comme au jeu de dés, ils passent des uns aux autres : seule la vertu est une richesse que l’on ne perd point et qui demeure fidèle après la mort comme pendant la vie. ”
