Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon,
L’Avare puni
“ Qu’en dépit de son âge il auroit mes amours, S’il m’offroit, comme vous, une bonne promesse Qui me prouvât bien sa tendresse. Elle se tut encor pendant quelque moment, Et puis reprit fort brusquement : Je ris de tels discours : hé bien, bien ! s’il est chiche, Il deviendra toujours de plus riche en plus riche. Je le repete encor : Que mon sort seroit doux, Si du Seigneur Artaut j’avois sçû gagner l’ame Jusqu’à me voir un jour sa femme ! ”

