Jules-Antoine Taschereau,
Histoire de la vie et des ouvrages de Molière…
(1828)
“ Le véritable Philinte de Molière, continua-t-il, n'est pas sans doute, comme le misanthrope Alceste, un Don Quichotte de vertu et de philanthropie. Il ne se croit pas obligé de rompre en visière aux gens, pour des vers bons ou mauvais : il connaît assez les maladies incurables des hommes pour savoir que la franchise, placée mal à propos, peut souvent faire beaucoup de mal en irritant gratuitement les passions : en un mot c'est un homme'raisonnable, honnête, de bonne compagnie et incapable de la moindre action ou du moindre discours qui blesserait la morale ou la délicatesse. ”
