Jules Bonnassies

Jules Bonnassies Les auteurs dramatiques et la Comédie française à Paris aux XVIIe et XVIIIe siècles… (1874)

Ceux-ci n'étaient pas libres de ne point porter leurs ouvrages à la Comédie, puisque son monopole ne leur permettait pas de les faire jouer ailleurs. La preuve que la Comédie ne peut à bon droit se prétendre propriétaire de ces ouvrages, c'est qu'elle n'en paya jamais la valeur exacte, puisqu'elle continue d'en retirer des bénéfices lorsque les auteurs n'en retirent plus. Les comédiens, en achetant des pièces à forfait ou en les payant au prorata, les ont toujours payées en proportion de ce qu'ils espéraient en retirer de leur vivant.
Source : Gallica

Jules Bonnassies La Fameuse Comédienne

C’est absolument faux. Si Madame Molière n’a pas interprété beaucoup de rôles nouveaux, il ne faut l’attribuer qu’à sa nonchalance. Dans les années qui suivirent 1673, elle était omnipotente à la Comédie ; elle pouvait, à l’exemple de la plupart des actrices, accaparer tous les rôles qui lui auraient plu, quitte à les mal jouer, la preuve que son talent n’avait point diminué, c’est le succès qu’elle eut dans ces six créations et celui qu’elle ne cessa jamais d’obtenir dans son répertoire, ce que la Fameuse comédienne est obligée de reconnaître.
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Jules Bonnassies La musique à la Comédie-Française (1874)

Ils se prélèvent quotidiennement, avant le partage que se font, chaque soir, les comédiens des bénéfices. Les frais extraordinaires sont les dépenses exceptionnelles une fois faites qu'occasionnent les pièces à spectacle ; on les prélève également — d'avance et après la première représentation — et encore avant le partage, sur la recette, jusqu'à ce que les mémoires des fournisseurs soient acquittés, de sorte que parfois les acteurs restent plusieurs jours sans rien toucher.
Source : Gallica

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