Résumé

R.-F. Addenet,  Feuillets monarchiques, par R.-F. Addenet… (1839)

“ Un génie infernal a bercé leur enfance, Ils encensent la guerre et prêchent la vengeance, Puis se cachent soudain au fort de nos rumeurs , Pour reparaître après comme médiateurs !
Heureux si, tout contrits dans leur morne défaite, Ils ne découvrent point, caché dans sa retraite, L'agent qui les servit pour le faire périr ; Leur devise est souvent : Régner sans coup férir !
C'est assez nous tromper, nous, dont les destinées Ont enduré l'enfer durant cinquante années. La paix, l'ordre; le droit, voilà ce qu'il nous faut ; Nos yeux sont fatigués de sang et d'échafaud.
”
Source : Gallica

R.-F. Addenet,  Feuillets monarchiques, par R.-F. Addenet… (1839)

“ Salut, jour de douleur, où le meilleur des rois Perdit l'espoir, le sceptre et la vie à la fois 1 ; Où, livré sans égards aux plus vives alarmes, Sur ses enfans Louis se répandait en larmes, Inoculait en eux ses plus doux sentimens, Leur prêchait le pardon et l'oubli des méchans !
Quels seront dos pinceaux, dans cet instant suprême, Pour peindre un roi puissant, l'honneur du diadème, Par de vils factieux traité de criminel, Traîné comme un parjure , au mépris de l'autel, Du seuil de son palais, devant une assemblée Dont plus tard, dans le sang, l'aine s'est révélée.
”
Source : Gallica

R.-F. Addenet,  Feuillets monarchiques, par R.-F. Addenet… (1839)

“ Un peuple rarement que le plaisir anime, S'il caresse l'orgie, est accessible au crime; Le tourbillon du mal l'entoure, le confond, Rend sa chute certaine et l'abîme profond ; Alors, redirez-vous, il n'a plus d'énergie, Met le sceptre à l'encan de la démagogie, Et s'aperçoit trop tard qu'un juste châtiment Pèse de tout son poids sur son affaissement !
Cependant les porteurs de l'arrêt sanguinaire Au cachot de Louis, victime débonnaire, Viennent trancher le cours des nobles sentimens, Et les pulsations des coeurs les plus aimans.
”
Source : Gallica

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