R.-F. Addenet

Élements biographiques

R.-F. Addenet,  Feuillets monarchiques, par R.-F. Addenet… (1839)

“ Un génie infernal a bercé leur enfance, Ils encensent la guerre et prêchent la vengeance, Puis se cachent soudain au fort de nos rumeurs , Pour reparaître après comme médiateurs !
Heureux si, tout contrits dans leur morne défaite, Ils ne découvrent point, caché dans sa retraite, L'agent qui les servit pour le faire périr ; Leur devise est souvent : Régner sans coup férir !
C'est assez nous tromper, nous, dont les destinées Ont enduré l'enfer durant cinquante années. La paix, l'ordre; le droit, voilà ce qu'il nous faut ; Nos yeux sont fatigués de sang et d'échafaud.
”
Source : Gallica

R.-F. Addenet,  Feuillets monarchiques, par R.-F. Addenet… (1839)

“ Salut, jour de douleur, où le meilleur des rois Perdit l'espoir, le sceptre et la vie à la fois 1 ; Où, livré sans égards aux plus vives alarmes, Sur ses enfans Louis se répandait en larmes, Inoculait en eux ses plus doux sentimens, Leur prêchait le pardon et l'oubli des méchans !
Quels seront dos pinceaux, dans cet instant suprême, Pour peindre un roi puissant, l'honneur du diadème, Par de vils factieux traité de criminel, Traîné comme un parjure , au mépris de l'autel, Du seuil de son palais, devant une assemblée Dont plus tard, dans le sang, l'aine s'est révélée.
”
Source : Gallica

R.-F. Addenet,  Considérations rapides sur les cimetières de la capitale… (1833)

“ Le plus grand, le plus douloureux des malheurs de la vie est de perdre ceux qu'on aime. L'image des personnes qui nous furent chères ; le souvenir de leurs habitudes, de leurs affections, de leurs plaisirs, de leurs chagrins; le lieu enfin où reposent leurs dépouilles mortelles, semblent, au milieu des déchiremens de l'ame, des suffocations de la poitrine, de l'amertume et des larmes, nous présenter, conjointement aux consolations de la religion chrétienne, les adoucissemens les plus réels. ”
Source : Gallica

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