Pahin de La Blancherie, Extrait du Journal de mes voyages… (1775)
“ J'ai donc conservé la vie ! Je t'en accuse, ô Dieu ! Je vis, & il me manque la moitié de moi-même !... Mais.... pourquoi ne franchirois–je pas la barriere qui nous sépare ? O barbarie ! Tu nous as laissé, pour mon tourment, la sympathie de nos ames, & déja tu me fais un crime de penser à les réunir !... O ma chere amie ! ta douceur, ta modestie, ta sensibilité, ton amour, tes vertus, par lesquelles j'étois heureux.... J'avois assez vécu, hélas ! puisque je t'avois connue.... Le souvenir de ces vertus va déchirer mon coeur.... ”
