P. Albane, Le Péché de Madeleine
“ Si je parle en ce moment, Madeleine, c’est que mes forces m’ont trahi, c’est que mon courage est vaincu comme le vôtre. Je vous adore et je vais vous perdre... Ah ! laissons une fois au moins nos larmes et nos cœurs se confondre... Madeleine, n’est-ce pas que vous m’avez bien aimé ? — Robert, par pitié ! m’écriai-je douloureusement, je suis lâche ; mais ne vous faites pas une arme de ma faiblesse pour m’enlever le peu qui me reste de ma propre estime. Laissez-moi quitter cette maison sans remords. Que le souvenir de cette heure ne s’élève pas un jour entre Louise et moi !... ”
