P. Albane, Les Lettres de Hermann et Dorothée
“ Hélas ! elle se joue de moi, et je m’aperçois avec terreur que mon cœur se trouble à ces badinages perfides. Le démon de la volupté, sous les traits charmans de Fidelis, s’est chargé de venger Dorothée. Je le sens, et n’ai plus le courage de rompre ma chaîne... Te le dirai-je aussi ? le souvenir de Dorothée m’inspire désormais un invincible ennui ; je pressens ses reproches, son mépris hautain, l’âpreté de son chagrin ; elle a au plus haut point le pédantisme de la vertu, qui est le plus insupportable de tous... Le sort en est jeté ; je suis amoureux de Fidelis... ”
