Résumé

Hippolyte Alibert L'Édifice social, réforme électorale… (1839)

La loi de 1831 a préparé la voie de l'arbitraire; qu'on y marche ! au lieu d'arriver au bonheur et à la liberté, résultat certain de l'influence rationnelle de la propriété, vous arriverez à la destruction et au despotisme, produit inévitable de l'influence monstrueuse de la foule et du nombre ; et alors, à défaut de votre raison égarée par l'orgueil ou par l'envie, ou étouffée par l'ignorance, l'instinct de la conservation, si la France ne périt pas, ramènera, à travers les vapeurs du sang, au principe qui seul peut soutenir et éterniser l'édifice social !
Source : Gallica

Hippolyte Alibert L'Édifice social, réforme électorale… (1839)

A gauche, avec M. Barrot, sont assis : le même démon de l'orgueil, le même oubli, la même souveraineté , le même despotisme, la même mort et la même destruction. Seulement M. Barrot, moins fol et moins inconsidéré, entrevoit ou pressent l'abîme ; il s'arrête instinctivement comme le coursier ; mais il ne voit pas que ce qui le creuse, c'est l'absurde principe qu'il pose dans la spéculation, sans oser l'appliquer instantanément dans toute son étendue, quoiqu'il n'ait absolument aucune raison logique ni positive pour en retarder l'application radicale.
Source : Gallica

Hippolyte Alibert L'Édifice social, réforme électorale… (1839)

C'est bien plutôt au talent, s'il est vrai, à prouver son existence par l'acquisition du patrimoine apparent et effectif qui attribue virtuellement l'influence sociale, indépendamment de toute intervention arbitraire autre que celle indispensable pour en déterminer la valeur.
Mais pour atteindre ce but, il faut que le talent soit accompagné d'autres qualités morales, l'ordre et l'activité; s'il en est dépourvu et qu'il dévore jour par jour en folles joies toute la substance qu'il acquiert, c'est le citoyen le plus exécrable et le protecteur le plus dangereux des droits de tous.
Source : Gallica

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