Aloysius Huber

Aloysius Huber

Résumé

Portrait de Aloysius Huber Aloysius Huber Quelques paroles d'un proscrit… (1848)

Le mal ne vient pas de Dieu, il ne vient pas des principes de notre nature, il vient du législateur humain qui, méconnaissant Dieu, a fait de la loi d'amour qui doit nous régir ici-bas, une loi de haine ; d'une destinée de bonheur, une perpétuelle souffrance, et d'une société de frères, une société d'ennemis.
Qui ne voit en effet qu'une loi a été violée, un principe méconnu, et que depuis des siècles l'humanité, égarée dans une voie qui n'est pas la sienne, a fait une chute et s'est, en tombant, cruellement meurtrie.
Source : Gallica

Portrait de Aloysius Huber Aloysius Huber Quelques paroles d'un proscrit… (1848)

Le malheur s'est introduit dans le monde par l'iniquité, il n'en sortira que par la justice, et votre code n'est pas le code de l'équité, vos lois sont des lois pharisiènnes. Si nous souffrons, sachez-le, si nous sommes malheureux, c'est que vous avez été injustes et coupables ; injustes envers l'humanité, coupables envers Dieu, qui nous a créés pour le bonheur, par cela même qu'il a fait de la fraternité une loi et de la vertu un devoir. Oui, je vous le dis, malgré votre pessimisme, le malheur de l'homme est un outrage à la divinité.
Source : Gallica

Portrait de Aloysius Huber Aloysius Huber Quelques paroles d'un proscrit… (1848)

Oui, je le répète, sous le régime individualitaire, le mal est partout, parce que partout il y a division et antagonisme, parce que la société ne garantit l'existence d'aucun de ses membres. Que dis-je? La société n'existe que de nom, ou du moins telle qu'elle existe, elle semble plutôt un état contre nature qu'un état normal. Est-ce une société celle où l'homme, pour ne pas mourir de faim, est obligé d'affamer ses semblables, où pour n'être pas opprimé il est réduit à la triste nécessité de devenir l'oppresseur de ses concitoyens?
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature