Résumé

Auguste Guyard Des Droits, des devoirs et des constitutions… (1848)

Puisque le bonheur est inséparablement lié à la destinée humaine, l'homme, en voulant le bonheur, est obligé de réaliser la plénitude de l'être, et c'est là son devoir.
En outre, comme la plénitude de l'être implique la souveraine harmonie, l'ordre, la sagesse, la toute-connaissance, l'amour, la perfection ou DIEU , le devoir de l'homme consiste donc à réaliser la perfection ou Dieu, en réalisant la toute-connaissance, le sagesse, l'ordre, la souveraine harmonie par l'amour. A celle condition seulement il peut espérer de jouir du bonheur parfait.
Source : Gallica

Auguste Guyard Des Droits, des devoirs et des constitutions… (1848)

Aimer le prochain plus que nous-mêmes et travailler à nous conserver, à nous développer et à nous rendre heureux en le développant et en le rendant heureux, c'est donc ce que nous commande notre intérêt le mieux entendu ; c'est là aussi notre devoir, puisque rien n'est plus conforme à la loi d'universalisation, qui est notre destinée.
Certes, il est évident que l'homme devant réaliser l'humanité entière, doit s'aimer plus dans ce qu'il sera un jour le maximum de lui-même, que dans ce qu'il est aujourd'hui le minimum de son être.
Source : Gallica

Auguste Guyard Des Droits, des devoirs et des constitutions… (1848)

L'amour de soi en soi ou l'égoïsme proprement dit, est par conséquent un amour erroné, mal entendu et nuisible à l'égoïste même, puisqu'il a pour effet l'amoindrissement de l'être ; au lieu que l' amour de soi dans les autres, est l'amour le plus intelligent possible, en ce qu'il embrasse l'homme dans tout son complément, qu'il tend à l'agrandir sans cesse et à lui donner satisfaction dans sa totalité.
Sachez donc, ô hommes, et ne l'oubliez jamais, que chacun de vous est humanité dans son individualité, comme l'humanité est individu dans sa collectivité.
Source : Gallica

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