Résumé

Émile Dupré-Lasale Du droit au bonheur, étude sur le socialisme (1851)

Il est donc impossible qu'une doctrine, fondée sur le droit au bonheur, s'attachant à déduire tous ses corollaires, n'arrive pas, sur toutes les questions, aux solutions les plus immorales et les plus subversives. Voilà pourquoi le socialisme attaque la propriété, la famille, toutes les formes sociales, toutes les institutions politiques, toutes les lois religieuses qui peuvent servir de frein à nos vices. Voilà pourquoi il s'en prend à Dieu pour le maudire, et, dans sa rage impuissante, retrouve les blasphèmes que la fiction du poëte avait prêtés à l'orgueil des anges révoltés.
Source : Gallica

Émile Dupré-Lasale Du droit au bonheur, étude sur le socialisme (1851)

Puisque ma conscience seule, puisque ma volonté seule m'appartiennent dans ce monde, c'est de l'usage seul de ma volonté que doit dépendre mon avenir. Je ne suis pas maître de la nature qui m'environne, je ne suis pas maître de mes semblables qui s'agitent autour de moi, de leurs affections si variables, de leurs opinions si incertaines; mais je suis maître de faire mon devoir, d'où je conclus que si le bonheur n'est pas le don du hasard, il doit être le prix de la vertu.
Source : Gallica

Émile Dupré-Lasale Du droit au bonheur, étude sur le socialisme (1851)

ÉTUDE SUR LE SOCIALISME
De toutes les utopies qui tourmentent "notre siècle, la plus étrange, comme la plus dangereuse, est la proclamation du droit au bonheur. Les sectes socialistes enseignent à l'envi que l'homme a été créé pour être heureux sur la terre; elles offrent de le conduire à cette félicité mondaine, seul but de son existence; elles poussent à la haine et à la destruction violente de toute forme de société, qui ne réalise pas les rêves du Paradis terrestre.
Cette doctrine, si conforme aux instincts de l'homme, est pourtant nouvelle.
Source : Gallica

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