François-Guillaume Ducray-Duminil, Victor, ou L'enfant de la forêt… (1814)
“ Je meurs, me ditelle , plus malheureuse que ma mère, mais aussi plus coupable! C'est moi, moi qui ai dirigé le coup affreux qui me tue aujourd'hui; je me suis perdue et j'ai perdu avec moi la plus tendre amie. J'ai fait mon malheur ensemble et le tien, ô Sophie! Jure-moi, jure-moi sur ce fer encore sanglant, de ne révéler à personne mes fatales erreurs ; jure-moi que sur-tout mon père , le vertueux, le généreux Rosange , les ignorera toujours ! J'ai déshonoré son nom qu'il m'a donné avec la bonté la plus touchante. Que mes fautes, que mes malheurs, tout s'ensevelisse avec moi dans la tombe ! ”
