G.-P. Legret Épître à Rome sur le célibat des prêtres… (1830)

Rome, ton célibat, voilà le sacrilège.
Lorsque tu le prescris , tu trahis Dieu, sa loi ; Et celui qui le rompt, moins coupable que toi, Peut du moins opposer à ton criant murmure L'empire de ses sens, le vœu de la nature !
Ah ! tandis qu'Abraham, au pied du saint autel, Dans son fils Isaac pouvait à l'Éternel Offrir le plus touchant de tous les sacrifices I Dis-moi, Rome, dis-moi, du sein de tes offices , Quel holocauste pur jaillirait aujourd'hui De ce prêtre égoïste, et qui vit seul en lui?
Non ; la religion ne voit plus d'interprète
Source : Gallica

G.-P. Legret Un seul trait de lumière, par l'octogénaire de Grenelle… (1832)

Peuple , la gloire te couronne , Mais tu pleures sur tes lauriers !
Fuis, Tyran , la France t'exile, Ton parjure a brisé ses fers ; Au loin va chercher un asile, S'il en reste encore au pervers. En quelque lieu que lu reposes , Le sommeil fuira ton chevet ; Fusses-tu sur un lit de roses, Tu te souviendrais de Juillet.
Formons une Sainte-Alliance, Plus sainte que celle des Rois ; Jurons en face de la France, De vivre et mourir pour nos lois. Oui, sous les voûtes de ce Temple, Confondant! nos partis divers, Lorsque l'Univers nous contemple, Servons d'exemple à l'Univers.
Source : Gallica

G.-P. Legret Épître à mon fils sur le commerce… (1822)

Je ne déroge plus en suivant la carrière Où le dieu du commerce a planté sa bannière, Et la philosophie éclairant l'univers, A fait justice, enfin , de ce honteux travers.
Viens, te dis-je, mon fils, lève hardiment la tête, A couronner tes voeux la Fortune s'apprête; Le moment est propice , et prompts à le saisir Dans les routes qu'il offre apprenons à choisir.
Le Commerce en tous lieux soumis à tant de chances Marche entouré d'écueils et-de dangers immenses; Quand le guerrier succombe au milieu des combats
Source : Gallica

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