Résumé

G.-P. Legret Épître à Rome sur le célibat des prêtres… (1830)

Rome, ton célibat, voilà le sacrilège.
Lorsque tu le prescris , tu trahis Dieu, sa loi ; Et celui qui le rompt, moins coupable que toi, Peut du moins opposer à ton criant murmure L'empire de ses sens, le vœu de la nature !
Ah ! tandis qu'Abraham, au pied du saint autel, Dans son fils Isaac pouvait à l'Éternel Offrir le plus touchant de tous les sacrifices I Dis-moi, Rome, dis-moi, du sein de tes offices , Quel holocauste pur jaillirait aujourd'hui De ce prêtre égoïste, et qui vit seul en lui?
Non ; la religion ne voit plus d'interprète
Source : Gallica

G.-P. Legret Épître à Rome sur le célibat des prêtres… (1830)

Mingrat, Contrafatto, Molitor, Frilay, et combien d'autres, eussent peut-être été de bons pères de famille et de dignes citoyens, sans la fatale loi du célibat!
Si le scandale ainsi déshonore l'autel, Rome, c'est que le prêtre, ainsi que nous charnel, Ne pouvant résister aux désirs qu'il endure, Subit la loi de Dieu, la loi de la nature.
Tu prétends les dompter ! sois donc plus forte qu'eux ; Fais que Dieu t'obéisse, et dis-lui : Je le veux.
Source : Gallica

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