Résumé

S. Dunaime Deuxième anniversaire de la bataille de Sedan… (1872)

Ils allaient déposer des couronnes sur les tombes de leurs frères, tués en si grand nombre dans les combats du 31 Août et du 1er Septembre.
Tes fils, ô France, n'ont pas tous reçu des couronnes
d'immortelles Combien reposent ignorés sous la poussière
de nos champs de bataille !... Mais tous ont conquis, pourtant, l'immortalité. Ils vivent dans le souvenir de leurs frères et ils vivront à jamais dans une meilleure patrie. Oui, tes morts ressusciteront : leurs corps, qui gisent ça et là, dispersés sur nos collines et dans nos vallées, se ranimeront au souffle de Dieu, pour ne plus mourir !
Source : Gallica

S. Dunaime Deuxième anniversaire de la bataille de Sedan… (1872)

Igitur post hoec consuluit David Dominum.
Enfin l'Etat lui-même ne sera point sans Dieu, et l'on ne dira plus que la loi est athée. Un peuple n'est pas une abstraction, mais une vivante réalité, mais un être organique, un être social qui a sa vie propre, et le foyer où s'alimente la vie d'un peuple, c'est surtout le culte de Dieu, la religion.
Vouloir un peuple sans Dieu, une société sans religion, ce serait vouloir un corps sans âme, un arbre sans racines et sans atmosphère, un édifice sans base, sans perpendiculaire et sans couronnement.
Source : Gallica

S. Dunaime Deuxième anniversaire de la bataille de Sedan… (1872)

Ascende in Hebron.
Enfin la Patrie est avec l'autel, le foyer et la nation, le patrimoine de gloire qu'ils ont acquis le long des âges. Or, quelle gloire nous manque en nos quatorze siècles d'existence? Est-ce la gloire de la législation, de la magistrature, du sacerdoce? Nullement. Est-ce la gloire de l'éloquence, des lettres, de la science, des arts, du commerce? Pas davantage. Est-ce la gloire de la sainteté, du dévoûment, du sacrifice, de la charité sous toutes ses formes ? Encore moins, assurément. Est-ce enfin la gloire des armes? Hélas !
Source : Gallica

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