Olivier Leroy-Kéraniou

Résumé

Olivier Leroy-Kéraniou Turenne , poème dédié à la ville d'Arras… (18..)

Mais bientôt on entend un cri: Vive Turenne!
Le brave Fisica* dans la sanglante arène Le pousse en arborant notre étendard vainqueur: A ce cri glorieux, nos soldats pleins d'ardeur, Dans les rangs ennemis donnent tête baissée : Rien ne peut résister à leur foule empressée ; Tout tombe, tout fléchit, tout cède à ce torrent, Et lui-même Condé recule en frémissant.
L'intrépide guerrier, l'habile capitaine, Je viens de l'esquisser; mais ai-je peint Turenne?
Non, non, j'ai bien peu fait : il me reste encor plus, Car sa gloire n'est rien auprès de ses vertus !
Source : Gallica

Olivier Leroy-Kéraniou Turenne , poème dédié à la ville d'Arras… (18..)

Briser sans nul regret une riche vaisselle, En donner, plein de joie, à chacun sa parcelle, Et s'estimer heureux d'obtenir en retour Leur bonheur, leur respect, leurs vœux et leur amour, S'attachant aux vains biens, dédaignant les richesse!
Turenne des mortels n'eut jamais les faiblesses.
Il avait sur lui-même un empire absolu ; A peine en son printemps il montra sa vertu.
Une jeune beauté fut faite prisonnière; On l'arrache des bras de son malheureux père ; On la livre au héros!.
Source : Gallica

Olivier Leroy-Kéraniou Turenne , poème dédié à la ville d'Arras… (18..)

A la tête des siens Turenne alors s'élance, Oppose à son rival une égale vaillance, Répare le désordre, et, bravant les dangers, Lui-même vient donner l'exemple à ses guerriers.
Chacun veut remporter un premier avantage : La bataille n'est plus qu'un horrible carnage ; La victoire indécise entre ces fiers rivaux, Laisse flotter sa palme entre les deux héros.
Source : Gallica

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