Résumé

Alcide Leroux Esquisses sur l'Orient : Tyr, Sidon (1882)

A l'ouest, le regard peut planer en toute liberté sur les champs d'azur de la Méditerranée; rien ne lui fait obstacle, ni les îles, ni les voiles, et, de plus, la lumière ruisselle sur cette mer, sur ces montagnes et sur ces côtes brillantes et nues.
Bientôt le sentier s'incline vers la droite et déjà l'on reconnaît la petite ville de Caïffa, toute blanche et toute souriante, assise un peu à l'étroit entre la mer qui la baigne et le Carmel qui l'ombrage. Caïffa est peut-être la plus gaie de toutes ces stations maritimes du littoral de la Syrie.
Source : Gallica

Alcide Leroux Esquisses sur l'Orient : Tyr, Sidon (1882)

Ici, le sentier domine la mer, plus loin il revient se perdre et mourir sur le sable récemment aplani par les lames, ou bien il s'éloigne et coupe une plaine semée de bosquets et d'arbustes.
Cette nature, ainsi que je l'ai dit, a toujours un cachet de tristesse ; mais on ne se lasse point de l'admirer. Par endroits, l'eau est si limpide et si profonde qu'on distingue au pied de la falaise tout un chaos de rochers brisés et accumulés, au milieu desquels de grandes tortues flottent avec indolence à plusieurs mètres de profondeur.
Source : Gallica

Alcide Leroux Esquisses sur l'Orient : Tyr, Sidon (1882)

Ce que vous cherchez, ce n'est pas la ville actuelle, ce n'est pas Sour, mais Tyr. Hélas ! vous ne la trouverez pas, vous savez qu'il n'en reste rien, mais vous la cherchez encore. Vous ne voyez point ce peuple dégénéré qui vous regarde d'un oeil où se lisent l'apathie et je ne sais quelle timidité cruelle et jalouse ; vous ne pensez qu'à elle; vous sentez que vous foulez ses cendres. Son souvenir remplit l'air que vous respirez. Ces êtres oisifs et languissants qui glissent ou rêvent le long des murailles ne vous semblent pas une génération vivante.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature