Charles Lenthéric,
Une Ville disparue, Tauroentum en provence
“ La végétation s’étiole à mesure qu’on approche du rivage ; une longue bande jaune dessine l’appareil littoral ; les dunes. sablonneuses, incultes, sont à peine recouvertes de quelques touffes d’astragales et de chétives graminées ; la vie semble avoir disparu de cette côte abandonnée. Seul, un petit bois de pins parasols couronne le promontoire à demi ruiné, rappelle les forêts sacrées de la côte rocheuse de l’ancienne Grèce, donne un peu de fraîcheur et comme un parfum de poésie antique à ce rivage brûlé par le soleil. Cette oasis et ce désert, — c’est Tauroentum. ”
