Jean Léra, Tonkinoiseries. Souvenirs d'un officier… (1896)
“ Dans un sommeil troublé, le banyan grandit au-dessus de ma tête, ses branches innombrables s'élargissent, s'étendent, rayonnent ; sa cime démesurée s'élève dans une envolée sublime vers le ciel, comme une merveilleuse divinité maîtresse du monde. Il m'a semblé qu'à genoux, sans crainte des railleries, sans souci des rires méchants, je lui adressais cette sublime invocation, cette prière païenne : O calme, ô superbe et mystique Banyan ! Toi seul es grand dans la magnifique splendeur de ton épanouissement. ”
