Félix Larcher

Élements biographiques

Félix Larcher Pantomimes de Paul Legrand (1887)

« La pantomime est un art qui n'a pas de caractère national. » Si l'on entend par là que la pantomime met en scène des personnages n'appartenant à aucune époque, à aucune région précises, cela est vrai. Cassandre, Arlequin, Colombine, Pierrot, sont des types généraux: ils personnifient des vices, des qualités ou des états passionnels de l'homme. En ce sens, il est donc permis d'ajouter que la pantomime est un art classique par excellence. Incomplet par sa nature même — puisqu'il lui manque la parole — ses manifestations sont cependant des plus élevées, et ceci est la conséquence de cela.
Source : Gallica

Félix Larcher Pantomimes de Paul Legrand (1887)

Colombine se voile les yeux.
Et Pierrot, qui a commenté la scène d'amour, par ses gestes et ses mines railleuses ou émues, se précipite et retient Arlequin.
— Oh! monsieur! ne faites pas ça. Rien n'est plus bête que de se jeter par la fenêtre. On tournoie dans l'air et l'on vient s'aplatir piteusement sur le pavé. On est très laid ainsi. Regardez donc Colombine. N'est-elle pas charmante et ses larmes ne vous disent-elles pas la peur que vous lui avez causée? Elle vous croit, allez, et ne pourrait vivre sans vous. Si vous vous jetez par la fenêtre, elle s'y jettera ensuite.
Source : Gallica

Félix Larcher Pantomimes de Paul Legrand (1887)

La table est prête. On s'asseoit. Lunch, pendant lequel Pierrot et Colombine versent continuellement à boire à Satan. Celui-ci ne sait bientôt plus ce qu'il fait.
Il prend le bout de sa queue, la trempe dans son verre, croyant tenir un biscuit et mord à pleines dents. La douleur lui fait regarder sa queue avec stupéfaction, il ne s'explique pas ce qui lui arrive.
De la gaité, il passe bientôt à la tristesse, il pleure ; enfin sa tête s'alourdit, il tombe sur la table et s'endort.
Pierrot se lève, prend un couteau, s'assure
qu'il coupe bien et prenant la queue de Satan la lui coupe.
Source : Gallica

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