Occupation allemande de la France

Définition et enjeux

Albert Dumont L’Alsace sous le régime prussien depuis la bataille de Wœrth

Il s’est formé en Allemagne un grand nombre de sociétés pour faire le relevé des sommes que les Allemands ont perdues par suite de leur expulsion de France. Dans ces calculs, qui atteignent un chiffre considérable, plus de 1 milliard, on ne remarque pas que l’industrie française, dans beaucoup de villes que les Allemands ont dû quitter, n’a pas moins chômé que l’industrie allemande.
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Collectif La Revue bleue

Les Allemands, avant tout, sont Allemands, — ceci soit dit à leur honneur, — et un des chefs du socialisme faisait récemment cette déclaration : « Si la France nous fait la guerre, elle n’a à compter en Allemagne sur la sympathie d’aucun de nous. » Le socialiste veut, de très bonne foi, renverser les barrières qui séparent les peuples : c’est la raison pure ; mais, sous le socialiste, il y a le soldat de la landwer, tout prêt à défendre la patrie allemande : c’est la raison pratique.
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Victor Giraud  Revue des Deux Mondes

On lui a dit que l’obstination est la faculté maîtresse des Allemands : c’est une supériorité qu’il entend bien leur ravir avec les autres, et puisqu’aussi bien le salut de la Patrie l’exige, il saura lasser l’obstination allemande. D’autre part, l’Allemagne a oublié que le peuple de France est avant tout un peuple de paysans, et plus particulièrement encore l’armée française, aujourd’hui surtout que tant d’ouvriers sont rentrés aux usines de guerre qu’ils n’auraient jamais dû quitter.
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