Résumé

Collectif Annales d’histoire économique et sociale

Après les lendemains de la guerre et de la révolution, après les troubles extraordinaires de l’inflation, après le profond désastre où l’occupation de la Ruhr a plongé l’industrie, après la crise qui a suivi la stabilisation monétaire, une période de temps est révolue en 1925, et une nouvelle phase s’ouvre alors, avec un état industriel où tendent peu à peu à se rétablir l’équilibre, le retour au prix normal des choses, un rapport raisonnable de l’intérêt au capital et du salaire au travail. La vie économique revient à un rythme régulier.
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L’échange et la circulation des marchandises deviennent ou plutôt redeviennent des moyens d’existence. Des hommes en nombre de plus en plus grand s’arrachent au travail de la terre pour s’adonner au nouveau genre de vie qui, des côtes de Flandre et des environs de Venise où la navigation l’a éveillé, pénètre peu à peu dans l’intérieur. Des villes se forment aux nœuds du transit, attirant de plus en plus vers elles les vagabonds et les aventuriers qui sont les ancêtres de la bourgeoisie et les rénovateurs, dans notre histoire, du capital mobilier.
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Une propagande ardente et ingénieuse est menée pour la modernisation de l’industrie. On dénonce le mauvais fonctionnement de son appareil productif trop compliqué et trop coûteux, les excès de son bureaucratisme, son ignorance des méthodes qui permettraient de diminuer le coût de la production. On l’accuse, souvent non sans injustice, d’avoir négligé les perfectionnements techniques pendant les années de dépréciation monétaire, d’avoir « sommeillé sur le canapé de l’inflation », en s’efforçant moins de développer la fabrication en série ou de renouveler les machines que d’agrandir les usines.
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