Résumé

Portrait de Ernest Lavisse Ernest Lavisse La Crise économique en Allemagne

Les forces disponibles en travail et en argent trouvaient un emploi assuré, sans être surexcitées par un succès extraordinaire, ni troublées par la crainte d’un péril prochain. L’équilibre entre la production et la consommation se manifestait par le prix normal de chaque chose, par le rapport raisonnable de la rente au capital, du salaire au travail. C’était, comme a fort bien dit M. OEchselhaüser, un de ces momens qui ne font guère parler d’eux, comme les bonnes femmes de ménage, et dont on apprécie seulement la valeur quand ils ne sont plus.
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Servie par une organisation très forte, par ses journaux et par ses orateurs, encouragée par cette médiocrité générale des fortunes, qui rapproche en Allemagne le petit bourgeois de l’ouvrier, et par la condescendance étrange de ces socialistes de la chaire, qui sèment dans l’esprit des jeunes gens quantité d’idées vagues sur la réforme sociale, l’armée ouvrière allemande marche fièrement, sous son drapeau de soie rouge frangé d’or, à l’assaut d’une société désemparée. Elle a profité grandement de la dernière crise pour gagner du terrain sur l’ennemi.
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C’est alors que le paysan et l’ouvrier sentirent s’améliorer leur condition misérable, que la consommation et la production s’accrurent ensemble, et que des mains laborieuses s’empressèrent de toutes parts vers des occupations utiles et nouvelles. La nature a donné à l’Allemagne tout ce qui est nécessaire au développement de l’industrie, et d’abord ces matières nécessaires et vivifiantes, le charbon et le fer, qu’elle possède en plus grande abondance qu’aucun autre état de l’Europe, l’Angleterre seule exceptée.
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