Pierre Arminjon

Résumé

Pierre Arminjon Revue des Deux Mondes

Nous croyons que la crise ne franchira pas l’enceinte des bourses du Caire et d’Alexandrie, où elle ne tardera pas à se réduire et à s’atténuer. Nous croyons plus fermement encore qu’elle sera une leçon salutaire, et que l’Egypte en sortira assagie et fortifiée.
Insistons de nouveau sur cette observation capitale : le mal que nous avons décrit est purement moral ; le malade jouit d’un tempérament exceptionnellement robuste et sain, mais il est en proie à une de ces mélancolies compliquées d’aboulie et de prostration qui éprouvent parfois les adolescens dont la croissance a été rapide.
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Pierre Arminjon Revue des Deux Mondes

Si nous détournons pour un instant notre attention des bourses et des banques, et si nous la portons sur le pays dont les centres nerveux sont momentanément déprimés, nous serons frappés d’une prospérité qui n’a jamais été aussi éclatante qu’à l’heure actuelle, qui émerveille l’observateur le plus superficiel, et qui se manifeste par les plus-values budgétaires, le développement du commerce extérieur, spécialement des exportations, la hausse du rendement des terrains de culture, l’accroissement encore plus grand des bénéfices de toutes les entreprises de transport.
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I Dans le langage que les économistes ont emprunté, en grande partie, aux médecins, le mot crise désigne d’ordinaire le malaise qui résulte, pour les collectivités civilisées, d’une rupture d’équilibre entre les richesses présentes et les besoins ou mieux les ressources des consommateurs et qui se manifeste par une production intense, des transactions précipitées, des spéculations excessives alimentées par un crédit exagéré.
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