Résumé

La Crise financière... Par A. B. (1857)

En fait d'institutions de crédit, nous ne possédons que la Banque de France. Elle seule a le droit de fabriquer et d'émettre le signe représentatif du crédit, le billet de circulation. Lorsque le commerce et l'industrie ont besoin de crédit, il faut donc qu'ils s'adressent à elle. La Banque de France est assez solide et assez bien administrée pour disposer d'un crédit indéfini ; elle a le droit d'émettre autant de billets de circulation qu'elle le juge nécessaire, à la seule condition d'avoir en caisse une somme de numéraire égale au tiers de ses émissions.
Source : Gallica

La Crise financière... Par A. B. (1857)

C'est elle qui fait parfois repousser de la Banque des signatures qui n'ont jamais été compromises ; d'où il résulte que le commerce et l'industrie ne sachant plus sur quoi compter, préfèrent s'abstenir plutôt que de s'exposer à se mettre dans l'embarras en basant leurs opérations sur un crédit qui peut à tout instant leur faire défaut.
Cette crise financière, que rien ne justifie, est donc la lèpre qu'il faut guérir; tout le monde est d'accord sur ce point. Mais, pour cicatriser cette plaie, il faut commencer par rechercher ce qui l'a fait naître, afin de détruire le germe du mal
Source : Gallica

La Crise financière... Par A. B. (1857)

Non, mille fois non, l'abrogation de la loi de 1807 n'apporterait aucun remède à la situation actuelle des choses, car elle n'augmenterait pas les facilités de l'escompte. Ce qu'il faut rechercher, ce n'est pas le moyen d'augmenter le taux de l'escompte, c'est le moyen d'augmenter le chiffre des escomptes. Ce moyen, on peut et on doit le trouver, tout en maintenant le taux de l'escompte dans les limites assez larges de la loi de 1807; mais pour le trouver il faut le demander à une réforme sérieuse et non à des expédients.
2° Augmentation du capital de la Banque.
Source : Gallica

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