Résumé

L'économie du plein emploi (1949)

En se livrant à des politiques d'emploi aussi inutiles, on peut évidemment donner à un pays un niveau de bien-être supérieur à celui qu'il aurait connu en cas de dépression. Mais, en procédant à des travaux publics utiles,' en subventionnant la consommation de la communauté, ou en redistribuant les revenus, on peut porter l'emploi à un niveau égal et, en même temps, élever plus sensiblement le niveau de vie de la société qu'en creusant des trous inutiles. Le contenu social et économique du plein emploi ne peut être déterminé par l'économiste.
Source : Gallica

L'économie du plein emploi (1949)

L'effet inflationniste d'un accroissement brusque de la propension moyenne à consommer est accentué par le rapport qui unit, comme nous l'expliquions plus haut, l'accroissement de la demande des consommateurs, et la demande privée des biens de production.
Étant donné qu'un développement de l'inflation peut toujours provenir d'un accroissement de la propension à consommer, et que ce développement peut se produire même s'il n'existe aucune « désépargne », il est évident que l'existence d'une dette nationale importante ne peut, en elle-même, être considérée comme un facteur « inflationniste ».
Source : Gallica

L'économie du plein emploi (1949)

Mais les impôts destinés à réduire la consommation privée diminuent réellement l'utilisation des ressources par le public et n'ont donc leur raison d'être que si l'on peut prouver que ces mêmes ressources produisent un bien-être supérieur lorsqu'elles sont utilisées d'une manière collective. On peut faire valoir que l'obligation morale d'utiliser sagement les fonds publics, qui pèse sur l'Etat, est plus forte lorsqu'il s'agit des recettes provenant des impôts prélevés sur la consommation, qu'elle ne l'est en ce qui concerne les fonds provenant d'emprunts ou d'impôts affectant l'épargne privée.
Source : Gallica

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