Conseil national du crédit et du titre

Résumé

Conseil national du crédit et du titre Rapport du groupe de travail Désinflation… (1990)

Au cours des prochaines années, dans un contexte d'inflation faible et de taux d'intérêt toujours élevés, on devrait assister à la fois à une progression des besoins d'investissement et à une croissance spontanée de l'épargne nationale ; l'équilibre n'en est pas pour autant spontanément assuré et le risque de déficit extérieur qui en découle doit donc être pris en compte ; c'est pourquoi il paraît souhaitable que la progression de l'épargne nationale soit plus forte que ce qu'implique la tendance spontanée.
Source : Gallica

Conseil national du crédit et du titre Rapport du groupe de travail Désinflation… (1990)

En ce qui concerne les ménages, un accroissement durable du taux d'épargne semble souhaitable, même s'il est difficile à obtenir.
Certes, un abaissement de la fiscalité de l'épargne est déjà en cours pour des raisons d'harmonisation européenne, mais on ne doit pas a-priori en attendre un effet positif sur le taux d'épargne puisque, dans le cas de la France, celui-ci est indifférent à la rémunération nette. Ce n'est sans doute qu'à travers une action sur les deux motivations principales de l'épargne -le logement et la retraite- qu'une augmentation du taux d'épargne pourrait être obtenue.
Source : Gallica

Conseil national du crédit et du titre Rapport du groupe de travail Désinflation… (1990)

Compte tenu de l'absence d'impact du taux d'intérêt sur le taux d'épargne, tenter d'équilibrer épargne et investissement par la politique monétaire ne peut aboutir qu'à sacrifier l'investissement en période de demande excessive. La politique économique optimale requiert que la politique fiscale soit utilisée pour garantir un profit suffisant aux entreprises et contrôler le revenu des ménages, l'Etat ne devant pas se soucier de son déficit budgétaire.
Source : Gallica

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