Maximilien Melleville

Résumé

Maximilien Melleville Le dernier chapitre de l'histoire de Laon… (1871)

Après avoir réorganisé son armée, le général Faidherbe s'avançait sur St-Quentin, de manière à menacer la ligne de Tergnier, Noyon et Compiègne. Ce mouvement avait pour but d'attirer sur lui le plus possible de troupes ennemies, afin de dégager Paris où allait être tenté un suprême effort à l'effet de briser le cercle de fer qui l'étreignait. De leur côté, les Allemands s'apprêtaient avec une grande activité à entraver ce mouvement et à refouler l'armée française.
C'est alors qu'éclata aux yeux de tous l'énorme faute qu'on avait commise en ne rompant pas le pontviaduc de Guignicourt.
Source : Gallica

Maximilien Melleville Le dernier chapitre de l'histoire de Laon… (1871)

On frémit en présence d'aussi épouvantables désastres, auxquels Laon n'a échappé que par une sorte de miracle.
Nous n'oublierons jamais l'affreux spectacle qui s'offrit à nos yeux, quand, moins d'une heure après l'explosion, nous pûmes pénétrer dans la citadelle, pour aider, comme beaucoup de nos concitoyens, au sauvetage des blessés.
Source : Gallica

Maximilien Melleville Le dernier chapitre de l'histoire de Laon… (1871)

Fort heureusement, les débris en ont été recueillis, avec un soin et un dévouement des plus louables, par un artiste de goût et de talent, M. Et. Midoux, notre compatriote, ce qui facilitera beaucoup leur rétablissement.
Les carreaux brisés, les portes enfoncées, les fenêtres arrachées qu'on voyait partout jusqu'à une distance de 7 à 800 mètres de la citadelle, prouvent suffisamment avec quelle violence l'air fut agité par l'explosion. L'ébranlement du sol, pour n'avoir pas produit autant de dégâts, n'en est pas moins certain.
Source : Gallica

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