Résumé

Gustave Dupont L'explosion de la citadelle de Laon… (1877)

Hôtel-de-Ville de Reims, 13 septembre.
J'ai eu enfin à Craonne, dans cette chambre et dans ce lit d'ouvrier, une nuit bienfaisante. J'ai à peine vu la sentinelle prussienne qui était, un fusil à la main, à quelques pas de mon chevet. C'est le son d'une sorte de cornemuse qui m'a réveillé. Tout, dans l'armée qui nous a vaincus, atteste les soins les plus attentifs. Nos clairons, nos tambours, retentissent au loin et préviennent ; cette cornemuse réveille sûrement et en silence.
Source : Gallica

Gustave Dupont L'explosion de la citadelle de Laon… (1877)

Préfet démissionnaire à Minisire de l'Intérieur,
Rien de nouveau à Laon. Je vous remercie de votre bienveillant télégramme de cette nuit. Aucun gouvernement n'a avantage à avoir des fonctionnaires, des préfets surtout, ne se préoccupant que de leur place. Je perdrais l'estime des honnêtes gens, la vôtre, toute autorité morale, s'il n'était constaté que j'ai donné ma démission, et que je reste en fonctions pour remplir les devoirs qu'imposent les circonstances.
Source : Gallica

Gustave Dupont L'explosion de la citadelle de Laon… (1877)

Indépendamment des troupes disponibles rappelées de tous les points de la France, de Rome et de l'Algérie, indépendamment des gardes mobiles appelés par une loi récente à l'honneur de partager les dangers et la gloire de l'armée active, l'infatigable général de Palikao, ministre depuis vingt jours, a créé et mis devant l'ennemi vingt-sept nouveaux régiments et à chaque heure affluent dans Paris , désormais assuré contre toute attaque, des troupes nouvelles pour remplacer celles qui se portent sur les différents points où leur présence est nécessaire.
Source : Gallica

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