René Pinon, Revue des Deux Mondes
“ II Les nationalistes qui ont fait une propagande bruyante en faveur d’une intervention à Tripoli n’auraient peut-être jamais réussi à entraîner le gouvernement si le jeu des combinaisons parlementaires et des rivalités personnelles n’avait fait, qu’à un moment donné, le Roi et ses ministres, longtemps opposés à toute politique d’intervention militaire en Afrique, changèrent d’avis ; c’est ce revirement qu’il nous faut expliquer. Depuis douze ans, l’Italie est, en fait, gouvernée par M. Giovanni Giolitti, ou plutôt par le Roi avec le concours et sous le couvert de M. Giolitti. ”
