Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 février 1915

Jamais il n’est venu à l’esprit de l’Angleterre, dans l’hypothèse où elle aurait le droit de couler un navire de commerce, de le faire sans avertissement préalable et sans avoir donné à l’équipage le temps de se sauver. Jamais il ne lui est venu à l’esprit d’user d’un vain prétexte pour traiter les navires neutres comme les navires ennemis. Il a fallu que l’Allemagne fût arrivée à ce point où le vertige de la puissance n’a plus aucun contrepoids moral, pour qu’elle enfantât de pareils projets. Et elle semble les trouver tout naturels !
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 février 1915

Je ne crois pas légitime d’engager le pays dans une guerre pour un sentimentalisme envers d’autres peuples. Par sentimentalisme, chacun peut exposer sa propre existence, mais non celle du pays. » Ces aphorismes sont marqués au coin du bon sens le plus frappant : on se demande seulement à quoi ils visent, car assurément personne n’a soupçonné M. de Bulow d’avoir voulu engager l’Italie dans une guerre de sentimentalisme et on ne voit pas non plus qu’une pareille suggestion eût pu lui venir d’ailleurs. « Mais, poursuit M. Giolitti, je n’hésiterais pas à affronter la guerre et je l’ai prouvé. »
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 février 1915

Dans la guerre maritime, lorsqu’un blocus est établi contre un port ou contre une étendue de côtes, et qu’il a été officiellement notifié, aucun navire ne doit le forcer. S’il essaie de le faire, c’est à ses risques et périls : il peut, suivant les cas, être confisqué ou coulé. Seulement, pour qu’un blocus produise ces effets, il doit être effectif, c’est-à-dire s’appuyer sur une force suffisante pour se faire respecter.
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