Résumé

La France et le Congrès (2 mai 1878… (1878)

Car à voir seulement qui réclame le Congrès on pourra juger déjà quelque peu ce qui vaut le mieux pour la France, d'y figurer ou de n'y point paraître.
Qui demande le Congrès ?... C'est d'abord et surtout l'Autriche; en second lieu, c'est l'Angleterre ; troisièmement, c'est peut-être, et l'on peut, certes, nourrir à cet égard quelque doute, c'est peut-être l'Allemagne, l'Allemagne de
M.de Bismarck, escortée de ses satellistes, l'Espagne alphonsiste et l'Italie piémontisée.
Source : Gallica

La France et le Congrès (2 mai 1878… (1878)

La France doit se recueillir, comme la Russie s'est recueillie, et pour le moment ne se mêler de rien en Europe. Profitant des stupides folies de ceux qui l'ont trop longtemps gouvernée, l'Europe, moralement liguée contre elle, l'a momentanément abattue; l'Europe, depuis son écrasement, s'est assez souvent passée d'elle pour agir : qu'elle s'en passe encore.
Peut-être nos républicains se sont-ils mis en tête, comme on l'affirme, de faire jouer un rôle européen à leur République. Faire faire figure en Europe à leur République doit les tenter fort, en effet.
Source : Gallica

La France et le Congrès (2 mai 1878… (1878)

Congrès autant de désintéressement que l'Autriche, la France, à coup sûr pourrait s'y faire représenter, sans nul scrupule et nulle crainte.
Après l'Autriche, pour vouloir le Congrès, vient l'Angleterre. L'Angleterre aurait besoin du Congrès comme dernière chance, sinon comme infaillible moyen de faire reculer la Russie sans être obligée de se lancer dans une guerre dangereuse. C'est elle, presque autant que la Turquie, qui a été vaincue sur les champs de bataille d'Asie et d'Europe
Source : Gallica

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