Résumé

Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 décembre 1914

Ceux qui en doutent semblent n’avoir pas encore compris que l’Allemagne est la nation élue de Dieu, expressément chargée par lui d’exécuter ses décrets : et, en effet, quand on l’a compris, tout va de soi. Il est incontestable que la guerre n’aurait pas eu lieu si tout le monde avait cédé à la volonté de l’Allemagne, si la Russie avait capitulé une fois de plus, si la France et l’Angleterre avaient laissé faire.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 décembre 1914

Il faut toute la méchanceté foncière de l’Angleterre pour ne s’être pas prêtée à un arrangement qui aurait satisfait tout le monde ! Aussi sera-t-elle punie comme elle le mérite, par la colère du ciel ! — Cela était-il donc aussi simple que semble le croire le chancelier impérial ? Il est permis d’en douter lorsqu’on se rappelle que l’Allemagne avait déjà déclaré la guerre à la Russie et à la Fiance et que celles-ci avaient relevé le gant, avant de savoir ce que ferait l’Angleterre : et il est très probable que l’Angleterre se serait abstenue, si la neutralité beige n’avait pas été violée.
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Portrait de Francis Charmes Francis Charmes Chronique de la quinzaine, histoire politique - 14 décembre 1914

Et ne déclare-t-il pas M. de Bethmann-Hollweg le plus grand homme qui existe de nos jours, uniquement parce qu’il est chancelier de l’Empire ? Si c’était un autre qui était l’Empereur, c’est lui qui serait les délices du genre humain, et si c’était un autre qui était chancelier, c’est lui qui serait le plus grand homme du monde : cela tient à la fonction et nullement à la personne. Cette bassesse dans la courtisanerie est propre à l’Allemagne : le reste de l’univers s’en indigne ou s’en moque et le gouvernement impérial éprouve de ce fait quelque ennui.
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