Résumé

Émile Bertin Droit international et guerre navale - Les croisières et le blocus - Les sous-marins

La distinction entre deux sortes de contrebande de guerre et entre deux sortes de droits attachés, soit au cas de simple croisière, soit au cas de blocus, a toujours été difficile à faire. Les deux questions s’enchevêtrent. Leur solution commune ne s’obtiendra pas, sans une décision radicale que semble exiger aujourd’hui l’intervention des sous-marins contre les escadres de blocus.
La contrebande absolue est celle dont la destination aux besoins de la guerre ne peut faire doute, les objets qui la constituent n’ayant pas d’emploi dans la vie civile.
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Émile Bertin Droit international et guerre navale - Les croisières et le blocus - Les sous-marins

LES CROISIÈRES ET LE BLOCUS
LES SOUS-MARINS Parmi les ruines faites par la guerre, il en est une à réparer sans plus attendre. C’est la ruine du droit international dont les conférences de La Haye travaillaient à édifier le monument sur la base fondée il y a seize ans par l’empereur de Russie, pour l’honneur de l’humanité et le profit commun des peuples.
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Le mot ne se trouve pas, qui désignerait, dans la législation maritime, une succession d’actes comme la destruction accomplie sur le Lusitania et celle qui avait été tentée quatre mois auparavant sur l’Amiral-Ganteaume. Il n’y a aucun blocus, là où les chances de succès sont de cinq cents contre une, en risquant de franchir la ligne interdite. Il n’y a pas de croisière, là où il n’y a ni visite des navires, ni sécurité assurée à leur personnel. Le mot zone de guerre a été mis en avant en Allemagne ; mais guerre est une chose, et crime en est une autre.
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