Résumé

René Worms La Juridiction des prises

Seulement, tout cela ne vaut que dans les limites de chaque État et pour ses ressortissans. L’étranger n’a point encore de droit reconnu. Pourtant, quand la paix règne entre les États, on tend progressivement à étendre à cet étranger les garanties dont jouit le national. Toutes disparaissent pour lui, quand survient la guerre. On peut alors le maltraiter impunément, on doit même parfois le faire. La guerre n’oppose pas seulement les États, mais aussi les individus qui les composent.
Source : Wikisource

René Worms La Juridiction des prises

On appelle ainsi la cargaison ou partie de cargaison qui appartient à un ennemi. Elle est saisissable, si elle navigue sous pavillon ennemi. Mais, depuis bien longtemps, la marine française la respecte quand elle navigue sous pavillon neutre. C’est la règle célèbre : « le pavillon couvre la marchandise. » Les plénipotentiaires français l’ont fait triompher au Congrès de Paris, de 1856, et elle est devenue l’article 2 de la déclaration de ce Congrès, ainsi conçu : « Le pavillon neutre couvre la marchandise ennemie, à l’exception de la contrebande de guerre. »
Source : Wikisource

René Worms La Juridiction des prises

C’est un tribunal véritable, rendant des décisions, qui ont force exécutoire. Parmi les nombreuses juridictions de tout ordre que compte la France, — juridictions civiles, commerciales, pénales, administratives, — sa place est dans cette dernière catégorie. Le tribunal administratif de droit commun est le Conseil d’État statuant au contentieux ; parmi les tribunaux administratifs spéciaux, le Conseil des prises se range non loin de la Cour des comptes, des juridictions universitaires, des Conseils de préfecture, des Conseils du contentieux administratif aux colonies.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature