Résumé

Georges Feron Des tribunaux de prises (organisation… (1896)

Les prises maritimes sont soit des saisies de navires faites en temps de guerre par un Etat belligérant, soit des saisies faites pendant la paix, de la cargaison et des bâtiments montés par les pirates ou par les négriers.
Dans un second sens, le mot prise désigne le navire capturé lui-même.
Si nous laissons de côté les cas de prises qui, en temps de paix, pourraient se présenter, la piraterie et la traite étant destinées à devenir de plus en plus rares, nous pouvons formuler le principe suivant: Le droit de prise est, au profit de chaque belligérant, un mode d'exercice du droit de guerre
Source : Gallica

Georges Feron Des tribunaux de prises (organisation… (1896)

Sans doute la propriété privée ennemie est, sur terre, inviolable, en ce sens qu'il n'y a pas légalement appropriation au profit de l'envahisseur ; mais on peut observer que si la propriété est inviolable, elle est, en fait, souvent saccagée ; en sorte que, malgré son inviolabilité (et sans même parler des réquisitions et contributions de guerre) , la propriété privée ennemie sur terre a bien plus à souffrir, toutes proportions gardées, que le commerce maritime des belligérants soumis au droit de prise.
Source : Gallica

Georges Feron Des tribunaux de prises (organisation… (1896)

« Les embarcations qui, à leurs risques et périls, pendant et après le combat, recueillent, ou qui, ayant recueilli des naufragés ou des blessés, les portent à bord d'un navire, soit neutre, soit hospitalier, jouiront, jusqu'à l'accomplissement de leur mission, de la part de neutralité que les circonstances du combat et la situation des navires en conflit permettront de leur appliquer. L'appréciation de ces circonstances est confiée à l'humanité de tous les combattants ».
Source : Gallica

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