Résumé

Alex. Dumas Revue des Deux Mondes

Cette fois il n’y avait plus ni chant ni cri, le rhum avait perdu son influence ; le silence le plus profond régnait sur toute la ligne, et n’était interrompu que par le bruit des encouragemens que nos guides donnaient à nos montures, tantôt avec la voix, tantôt avec le geste.
En effet, rien de tout ce qui nous entourait ne poussait à la gaîté : le froid devenait de plus en plus vif, et la neige tombait avec une prodigalité croissante ; la nuit n’était éclairée que par un reflet mat et blanchâtre
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C’était une singulière impression que celle que me produisait, au milieu de ce pays désolé, de cette neige aiguë, de cette nuit toujours plus sombre, cette petite file de mulets, de cavaliers et de guides, qui s’enfonçait joyeusement dans la montagne sombre, silencieuse et terrible, qui n’avait pas même un écho pour lui renvoyer ses chants et ses cris. Il paraît que cette impression ne m’atteignit pas seul, car peu à peu les chants devinrent moins bruyans, les éclats de rire plus rares, quelques jurons isolés leur succédèrent ; enfin, un sac...
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Alex. Dumas Revue des Deux Mondes

Dans cette période de deux siècles, tout ce que l’Angleterre avait eu de grands hommes, était né une épée à la main, et si quelque vieux barde portait encore une harpe pendue à son épaule, ce n’était qu’à l’abri des châteaux saxons, dans un langage inconnu aux vainqueurs et presque oublié des vaincus, qu’il osait célébrer les bienfaits du bon roi Alfred ou les exploits de Harold, fils de Sigurd.
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