Francis Carquet

Résumé

Francis Carquet Le Percement du Petit-St-Bernard… (1880-1881)

La nation qui réussira à faire passer sur ses voies navigables et sur ses chemins de fer le grand commerce de l'ancien continent en retirera certainement des avantages manifestes.
L'Italie, la France, l'Autriche, l'Allemagne et la Suisse ont compris la nécessité d'accaparer ou de se réserver une partie du transit indo-européen, branche principale du mouvement çommercial de l'Europe et de l'Asie. Depuis le percement de
l'isthme de Suez et des premiers gigantesques tunnels des Alpes, ces nations luttent entre elles pour accaparer la grande ligne.
Source : Gallica

Francis Carquet Le Percement du Petit-St-Bernard… (1880-1881)

Pour enlever à notre pays les avantages du transit indoeuropéen, les Allemands résolurent en 1870 de remplacer le tunnel du Mont-Cenis mi-français et placé hors de leur sphère politico-commerciale par le tunnel du Saint-Gothard. L'Italie appelée à profiter plus encore que l'Allemagne de ce déplacement d'une grande route commerciale, entra complètement dans ses vues, et malgré l'inquiétude éveillée en France par cette mesure hardie, le percement du Saint-Gothard passa de l'état de projet à la phase d'exécution. La guerre de 1870 fournit à l'entreprise de nouvelles garanties de succès.
Source : Gallica

Francis Carquet Le Percement du Petit-St-Bernard… (1880-1881)

La marche des choses rend de plus en plus prochaine l'échéance d'événements au point de vue du transit angloindien qui peuvent porter atteinte à la prospérité commerciale de nos chemins de fer.
Le tunnel du Mont-Cenis n'a pas réalisé les espérances qui lui ont fait consacrer de si gros subsides. Avec la ligne du littoral Nice-Vintimille, il est le seul moyen de communication de la France avec l'Italie.
Source : Gallica

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