Résumé

F.-M. Collin Une Oeuvre de défense nationale… (1887)

La Tarentaise, située à l'un des plus extrêmes confins de la France, ne peut profiter qu'imparfaitement et bien difficilement du grand mouvement convergeant au centre, qui vivifie toutes les autres parties de la nation.
Si elle a tous les inconvénients réservés aux pays de frontière, elle n'a pas même l'avantage qui est ordinairement attribué à d'autres : celui d'une zone douanière. Elle ne peut pas jouir chez elle de la complète liberté de ses actes.
Source : Gallica

F.-M. Collin Une Oeuvre de défense nationale… (1887)

C'est ainsi que toutes les charges publiques sont bien plus accablantes dans la Tarentaise que partout ailleurs.
Faute de moyens prompts et faciles de communication, et en raison de la surélévation des frais de transport, le commerce y languit et plusieurs industries qui pourraient s'y créer attendent aussi des temps meilleurs.
Le chemin de fer, depuis si longtemps promis, est le seul remède qui puisse être opposé au malaise dont souffre ce pays, et lorsque le gouvernement l'en aura doté, il n'aura fait qu'acte de justice envers ses habitants.
Source : Gallica

F.-M. Collin Une Oeuvre de défense nationale… (1887)

Cet excellent combustible fournira un apport important au trafic du chemin de fer. Monsieur Lachat, le savant ingénieur en chef des mines de la Savoie, disait, il y a quelques années, que, seule, l'exploitation des anthracites de la Tarentaise justifierait la création d'un chemin de fer.
En l'état, l'exploitation de l'anthracite se restreint presque à l'unique consommation qui s'en fait dans le pays, et son exportation ne dépasse pas annuellement la quantité de 2,000 tonnes; mais il n'est pas téméraire de prévoir qu'elle sera plus que décuplée par l'ouverture du chemin de fer.
Source : Gallica

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