Résumé

Ludovic Louvard Du rachat et de l'exploitation des chemins de fer par l'Etat… (1880)

Des fonctionnaires qui n'ont ni responsabilité ni intérêts directement engagés ne verront pas les mille détails qui font la bonne gestion d'une industrie privée ; et surtout, ne sont-ils pas habitués à faire grand? Les contribuables sont plus maniables que les actionnaires.
Il serait plus juste de retourner l'argument et de dire qu'il ne faut pas d'exploitation par l'Etat parce qu'il exploite trop chèrement.
Source : Gallica

Ludovic Louvard Du rachat et de l'exploitation des chemins de fer par l'Etat… (1880)

Abaisser les tarifs ! Mais qui s'entend mieux que l'État à les aggraver? Voyez le tarif des petits paquets. Sur le premier prix de 85 centimes, le plus souvent appliqué, l'État touche plus de la moitié ; les frais accessoires perçus par l'État sont plus élevés que le prix principal du transport, c'est le renversement de l'adage : accessio cedat principali. Les grandes Compagnies ont fait là certainement un sacrifice pour rendre service au commerce; l'État n'en a fait aucun, et il a atténué en partie, par ses exigences fiscales, la grande différence de prix que ce tarif comportait.
Source : Gallica

Ludovic Louvard Du rachat et de l'exploitation des chemins de fer par l'Etat… (1880)

Seule l'industrie privée peut le faire, car elle est maîtresse de rémunérer chacun dans la mesure des facultés déployées et des services rendus.
Les grandes Compagnies ont créé des primes qui, obtenues dans certaines conditions, stimulent le zèle des agents et les habituent à l'économie et à la bonne gestion.
Dans l'exploitation faite par l'État, il ne peut pas y avoir de liberté d'action administrative. Les prévisions budgétaires, réglées et arrêtées d'avance par le Parlement, arrêtent toute initiative chez les Ingénieurs pour les travaux et améliorations.
Source : Gallica

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