Victor-Eugène Ardouin-Dumazet,
Voyage en France 10
“ Au delà sont d’autres monts, d’autres glaces, des cimes sur lesquelles on a peine à mettre un nom. En voyant sans cesse s’agrandir le paysage, on atteint bientôt, entre les taillis, le col du Frêne, ouvert au milieu de prairies superbes que les faucheurs parcourent en ce moment, couchant les herbes fleuries d’où monte une senteur enivrante. Bien modeste d’altitude, ce col : il atteint 956 mètres seulement au-dessus de la mer, 650 mètres au-dessus de l’Isère, mais il offre un des plus immenses panoramas des Alpes, le plus somptueux aussi, dirai-je, si le mot pouvait s’appliquer à un paysage. ”
