Johann Wolfgang von Goethe,
Œuvres de Goethe
“ Le vent et la pluie sont passés, le midi est serein, les nuages se dispersent, le soleil inconstant éclaire en fuyant les cimes ; coloré de ses feux, le torrent de la montagne coule dans la vallée. Il est doux ton murmure, ô torrent ; mais elle est plus douce la voix d’Alpin : il chante, il pleure le mort. Sa tête est courbée de vieillesse et son œil est rouge de pleurs. Alpin, noble barde, pourquoi seul sur les monts silencieux ? pourquoi gémir comme un tourbillon dans la forêt, comme une vague sur la plage lointaine ? ”
