Résumé

E. Blanc Des chemins de fer : une opinion sur leur organisation en service public (1844)

II. La domination du transport ne peut être refrénée que par sa liberté, la concurrence.
C'est en définitive sous la sauvegarde de la concurrence du transport, que s'est développée la prospérité matérielle de la France, et il est au moins probable, que c'est l'égide sous laquelle cette prospérité a grandi, qui peut le mieux en protéger la durée.
111. La voie publique est à tous, l'usage en appartient à chacun, libre, sans péage, sans autres entraves que celles d'une police pour la sécurité de la circulation et la conservation de la voie.
Source : Gallica

E. Blanc Des chemins de fer : une opinion sur leur organisation en service public (1844)

On concentre sur le commerce toute sa sollicitude. Quand on s'occupe du transport des marchandises, on répond, pour ainsi dire, à chaque objection : Le commerce en profite. On ne réfléchit pas que le commerce qui profite ne forme qu'une fraction excessivement réduite des travailleurs.
Le commerce n'est que l'industrie des échanges, et c'est la branche de travail qui a le moins d'intérêts engagés dans la question des chemins de fer.
Source : Gallica

E. Blanc Des chemins de fer : une opinion sur leur organisation en service public (1844)

Par toutes ces raisons : La concession d'un railway fait passer dans les mains du concessionnaire, 1° le monopole direct de la ligne; 2° le monopole indirect des tenants et aboutissants de la ligne — Et cela, qu'on le veuille ou ne le veuille pas, qu'on le voie ou ne le voie pas, et quelque soit le cahier des charges.
La conséquence qui en découle est celle-ci : La répartition de tous les railways, entre des compagnies semblables, équivaut à la confiscation générale des transports, et à la dépossession des entrepreneurs qui vivent de cette industrie.
Source : Gallica

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