Résumé

A. Brière Revue des Deux Mondes

« Un transport, comme toute marchandise et comme tout service, a une valeur déterminée par le jeu de l’offre et de la demande; on doit le payer non ce qu’il coûte, mais ce qu’il vaut. » Voilà une pensée juste, bien exprimée.
Dans l’industrie des transports plus que dans toutes les autres, il est presque impossible de développer toutes les considérations qui influent sur l’offre et sur la demande, et conséquemment sur la valeur. L’industrie se résume en général en un objet tangible dont la valeur a un caractère bien déterminé; il n’en est pas de même d’un transport
Source : Wikisource

A. Brière Revue des Deux Mondes

Toutes les fois que la concurrence s’exerce entre un nombre limité de concurrens, le monopole existe de fait; car l’entente ne tarde pas à se faire; on prélève d’abord le plus qu’on peut sur le public, sauf ensuite à partager après. L’histoire des chemins de fer dans les pays libres, l’Angleterre et l’Amérique, est remplie de ces ententes sous forme de fusions ou de traités d’exploitation. C’est une loi de la nature, contre laquelle il n’y a pas à réagir.
Source : Wikisource

A. Brière Revue des Deux Mondes

Si l’état se substitue à la compagnie d’Orléans, il ne vivra pas, comme elle le fait, en bonne intelligence avec ses voisins ; il se plaindra bientôt de la concurrence, toujours déloyale, que lui fera l’Ouest à Brest, à Redon, à Châteaubriant, à Angers, et pour la faire cesser, il supprimera l’Ouest. Il s’élèvera non moins énergiquement contre la concurrence que lui fera le Lyon à Gien, à Nevers, à Moulins, à Gannat, à Arvant, et il rachètera le Lyon pour la faire cesser.
Monopole pour monopole, l’état vaut-il mieux qu’une compagnie?
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature